Les vitamines

Les vitamines

Les vitamines : une des clés de l’immunité

Les vitamines, les vita-mines, les protéines indispensables à la vie, pas les seules certes mais nous en avons tant besoin. Elles sont toutes connues, A, groupe B, C, si célèbre, D, celle du soleil, E, F, H, K, Q, une vingtaine de molécules en tout, et tout un univers de fonctions métaboliques qu’elles gouvernent. Combien de temps vivrions-nous sans un apport quotidien de vitamines ? Guère, c’est certain, nous connaissons tous les effets des carences : le scorbut, si simplement évité lorsque les marins ont pensé à emporter des citrons frais dans leurs soutes, les fractures diverses, par manque de vitamine D et de soleil, les dégénérescences musculaires et cardiaques, par manque de vitamine E ( et  sélénium),  les hémorragies fatales par manque de coagulation, lorsque la K est perdue…mais au quotidien, en particulier ce qui nous ferait défaut, c’est déjà de graves troubles immunitaires. Pourquoi donc ?

Tout d’abord, pour une simple raison, les couches cellulaires de nos épithéliums, tissus de contact avec le milieu ont besoin d’un renouvellement constant, permis par la vitamine A. Faute de quoi, votre intestin  par exemple se fera tout comme une feuille de papier à cigarette, et alors c’est la porte ouverte à tous les agents extérieurs. Idem pour les poumons…

Ensuite, parce que l’immunité repose sur la succession de nombreux types cellulaires chacun porteurs de différents messages, qui doivent être communiqués de l’un à l’autre pour que la réaction de défense s’achève par la victoire. La communication entre ces cellules se fait à condition qu’elles aient des membranes en bon état, sans trou et enchassée de récepteurs de messages. Les membranes ne sont intègres que si les vitamines B, E et la vitamine C les protègent de l’oxydation, et les récepteurs activés déclenchent eux-mêmes  des réactions intra-cellulaires mettant en œuvre des enzymes. Voilà des bêtes bien étranges, que nous ne cernons que récemment, et encore…elles permettent et accélèrent les réactions chimiques du vivant mais sans du tout en être modifiées, ni peser dans le bilan chimique…des fantômes ? Elles semblent agir par un phénomène purement quantique, l’effet tunnel. Sans rentrer dans le détail, il s’agit là de la capacité de l’enzyme à créer en son sein un « trou » où la topologie est modifiée de façon à modifier le comportement atomique des molécules qui s’y trouvent et permettre des réactions qui seraient impossibles selon les lois classiques. Trop compliqué…mais incontestablement la clé de tout mécanisme cellulaire, bien au-delà de la biochimie encore enseignée aux biologistes hélas.

Toute cette machinerie repose sur la capacité des cellules à se mouvoir et à réagir, pour cela il faut de l’énergie, et les cellules ont leurs petits réacteurs pour cela : les mitochondries, par centaines, par milliers mêmes dans chaque cellule, selon ses fonctions. L’énergie est fournie sous forme d’ATP, une molécule hautement réactive, de forme cyclique, qui est produit par l’apport d’oxygène dans un processus soutenu par les apports glucidiques, directs ou transformés. Ce mode de production énergétique se nourrit d’oxygène autant qu’il en souffre, car l’oxydation est toujours toxique et certaines vitamines, dont la C, bien connue, sont ici fondamentales comme agents anti-oxydants.

En dernier lieu, il faut signaler que les cellules tueuses , chargées d’éliminer en dernier lieu les agents d’agression, agissent en bombardant les ennemis de charges oxydantes puissantes, qui peuvent les détruire aussi. Vous comprenez bien qu’elles doivent être puissamment protégées des effets explosifs des radicaux libres de l’oxygène, comparables à l’eau oxygénée ou l’eau de Javel. Ici la vitamine C voit son rôle le plus important, c’est bien pour çà que des apports massifs  sont recommandés dans toutes les situations à risque infectieux ou dégénératif.

Et, pour dépasser un peu le cadre de l’immunité, sachez que vous ne vivez que parce que vos cellules vieillissent, meurent et que leurs dépouilles sont éliminées par leurs voisines et les cellules de nettoyage, les macrophages. Ce processus s’appelle l’apoptose, son déficit est à l’origine de l’encrassement des tissus et des maladies chroniques, allergiques,  inflammatoires ou dégénératives. Elle est initié aussi par les mitochondries, décidément bien précieuses, à protéger de l’oxydation par une alimentation équilibrée, donc vitaminée…naturellement !

A ce titre, mieux privilégier les apports naturels vitaminiques car ils sont plus aptes à mettre en œuvre l’ensemble des processus enzymatiques, du fait de leur richesse moléculaire donc quantique plus importante, en comparaison de la sélectivité trop grande des molécules de synthèse dépourvues de l’élan vital, magie des quantas,  qu’aucun biochimiste ne saura créer dans son laboratoire.